Voyages & tendances

12/06/2012

JO 2012 : de Londres à Calais, il n’y a qu’un pas

Dix millions de touristes sont attendus à Londres à l’occasion de la XXXe Olympiade, qui se déroulera du 27 juillet au 12 août 2012. De quoi faire des jalouses parmi les villes candidates qui n’ont pas été choisies… Mais tandis que la capitale britannique se pare de ses plus beaux atours pour accueillir ses nombreux visiteurs, ses voisines, quant à elles, préparent la revanche !

Première étape : recevoir

Comme tout un chacun le sait, la compétition des JO commence bien avant les Jeux. Ainsi, en 2004, avant même que le président de la République grec de l’époque, Constantinos Stephanopoulos, ne déclare officiellement ouverts les Jeux de la XXVIIIe olympiade, neuf villes* s’étaient déjà lancées dans la course pour accueillir les JO 2012.

Et dès l’été 2005, soit sept ans avant que la torche olympique de 2012 ne s’enflamme, nous connaissions déjà la grande gagnante : Londres. Or cette étape de sélection n’est pas la moindre de la compétition : l’enjeu est de taille, et devenir ville-hôte, pour les métropoles, constitue un défi porteur de nombreuses promesses.

Pourquoi ? Parce qu’accueillir les JO, c’est souvent, pour les villes, l’occasion d’un nouveau souffle. Barcelone en a fait la preuve au moment des Jeux Olympiques de 1992, avec la rénovation de son front de mer, alors zone industrielle, et de La Rambla, sa célèbre avenue. L’événement sportif offre en effet de grandes opportunités de développement, dans les secteurs de la construction et de la distribution, mais aussi pour les télécommunications, la protection de l’environnement, etc. Sans oublier bien sûr, le tourisme en général, et l’hôtellerie en particulier, qui font partie des premiers récompensés.

Ainsi, en février 2006 à Turin, lorsque la ville a accueilli les Jeux Olympiques d’hiver, les hôteliers ont enregistré des performances inédites, avec une croissance du revenu par chambre disponible (RevPAR) de 222 % et un taux d’occupation de près de 92 %. À long terme, la publicité internationale dont bénéficient les villes organisatrices durant les Jeux donne des résultats probants : en 1990, Barcelone recevait 1,7 millions de visiteurs, contre plus de 3 millions en 1995.

 

Deuxième étape : attirer

Pour l’heure, Londres triomphe. La capitale attend la visite de quelques 10 millions de touristes, spectateurs, athlètes, journalistes et officiels entre juillet et septembre prochains. 300 000 visiteurs étrangers et 800 00  visiteurs venus du reste du Royaume-Uni feraient le déplacement spécialement pour vivre l’événement sur place. Selon une étude réalisée par Kantarsport, les recettes touristiques de la ville avoisineraient les 2,5 milliards d’euros.

Pour se préparer à l’événement, Londres se dote de nouvelles infrastructures. Les budgets sont conséquents : ne serait-ce que pour la modernisation des transports, le coût s’élève déjà à 7,8 milliards d’euros. Entre autres, de nouvelles stations ont fait leur apparition autour de Stratford, le site olympique à l’est de la capitale britannique, et un nouveau train rapide, baptisé Javelot, y conduira les visiteurs depuis la gare de King’s Cross St. Pancras.

Côté hébergement, aucun souci pour les athlètes : 97 % d’entre eux seront à moins de 30 minutes des sites accueillant les compétitions, et 17 320 lits leur sont déjà réservés dans le village olympique. Mais pour le commun des mortels, c’est le moment de faire un choix : le visiteur peut opter pour Londres même, et être au cœur de l’événement, mais il peut aussi choisir de prendre un peu de recul, et s’aventurer en dehors de la capitale.

Troisième étape : profiter !

Certains touristes préfèrent en effet éviter d’être au centre de l’euphorie qui gagne les villes-hôtes pendant les Jeux et s’orientent vers des destinations plus intimes, où ils peuvent aussi profiter de prix davantage bon marché.

Cet été, il se peut donc que les voisines de la capitale britannique en profitent aussi : certaines cités anglaises comme la sérieuse Oxford, la balnéaire Brighton, la luxueuse Bath ou la shakespearienne Stratford-upon-Avon mais également plusieurs capitales du continent européen, Bruxelles, Amsterdam ou Paris.

Au nord de la France, la région du Nord-Pas-de-Calais entend elle aussi profiter de sa situation, à une heure seulement de Londres grâce au tunnel sous la Manche. Ici, une seule obsession : tirer son épingle du jeu en attirant le plus de monde. Et la région affiche depuis longtemps son ambition d’être la « base arrière » des JO 2012.

Pour cela, deux arguments principaux : le prix des chambres d’hôtels, environ 30 % moins cher, et la richesse de ses équipements sportifs. Car, pour séduire les athlètes, dès 2005, la « mission Pas-de-Calais 2012 » a prévu une enveloppe de 20 millions d’euros, afin de construire et rénover des équipements sportifs à mettre à la disposition des fédérations. Depuis 2009, plus d’une centaine de délégations du monde entier sont venus profiter des équipements de la ville de Lille. Certaines délégations à plus petit budget, comme celles du Sénégal ou de l’Ouzbékistan, viendront s’y entraîner avant les compétitions. Enfin, même l’équipe nationale anglaise de gymnastique fera un saut Outre-Manche pour ses derniers entraînements… Ça, c’est sport !

* La Havane, Istanbul, Leipzig, Londres, Madrid, Moscou, New York, Paris et Rio de Janeiro.

Côté Accor : un réseau anglais en croissance continue  
Si le Groupe entend pleinement tirer parti des prochains Jeux-Olympiques, avec près de 50 hôtels implantés dans la capitale britannique, les collaborateurs sont également fin prêts à accueillir les fans de sport aussi bien à Calais, dans le Nord de la France, que dans les principales villes « secondaires » anglaises. Du Suite Novotel de Calais, situé à 200 mètres du Tunnel sous la Manche et à 5 mn à peine de la gare Eurostar, jusqu’au splendide nouveau venu de la collection MGallery, le Francis Bath Hotel, il y en aura forcément pour toutes les envies et tous les budgets !

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