Un hôtel, une histoire

01/03/2012

Mercure Stratford-upon-Avon Shakespeare Hotel : des fantômes pour locataires

 

 

To be or not to be. La célèbre citation de William Shakespeare est idéale pour décrire l'hôtel éponyme. À Stratford-upon-Avon, ville natale du célèbre écrivain, le Shakespeare Hôtel est un bâtiment traditionnel dans le plus pur style Tudor de la fin du XVe siècle. Sa façade peinte en blanc possède ainsi les typiques poutres en bois noires. Confortable et agréable, ce 4 étoiles sous pavillon Mercure depuis 2007 est une curiosité. Plusieurs fantômes le hantent ! Marnix Teeken, directeur de l'hôtel, confirme que plusieurs personnes dignes de confiance les ont aperçus. Le plus célèbre de ces revenants est Lucy. Cette jeune femme, agressée par un homme, se serait pendue dans la chambre 203 et son fantôme hanterait désormais la pièce. Et les récents travaux de modernisation ne semblent pas les avoir poussés à déménager…


Au royaume de Shakespeare

Rénové entre mai et décembre 2011, l'hôtel de 78 chambres demeure l’un des meilleurs de sa catégorie. Les clients récents louent la qualité des nouveaux meubles et le réaménagement général.

Le bâtiment chargé d'histoire a néanmoins connu un destin agité. En 1637, il se composait de trois ailes distinctes et a été longtemps appelé « Five Gables ». Plusieurs fois vendu et déclaré en faillite en 1867, il est plein de caractère avec ses planchers qui craquent dans les corridors. Pour ajouter au charme, la plupart des chambres possède un intérieur Tudor avec des poutres noires et des murs enduits de chaux.

L'hôtel porte le nom du dramaturge depuis 1782, date à laquelle les historiens ont retrouvé sa mention dans un vieux registre. William Shakespeare est en effet omniprésent. Othello, Roméo et Juliette, Claudius, Richard II... Toutes les chambres portent le nom de l’un de ses personnages ou de l’une de ses pièces. Pour Marnix Teeken, le directeur, « la meilleure chambre est la 112 ». Cette junior suite qui porte le nom d'Oberon, roi des Fées, offre une superbe vue sur le patio paysager et un calme absolu. Elle-aussi a été entièrement remeublée.

Les férus de Shakespeare apprécieront aussi la situation exceptionnelle de l'hôtel au centre de la ville. En quelques minutes, ils pourront se rendre dans l’un des deux théâtres de la cité comme le
Royal Shakespeare Theatre et le Théâtre Swan. Stratford-upon-Avon, lieu de retraite du dramaturge après son destin flamboyant à Londres, accueille également sa tombe dans le cœur de l'église de la Trinité.


Le souci du détail


« L'équipe est très fière de travailler dans cet environnement » explique le directeur de l'hôtel. Attentionné et toujours à l'écoute des clients, le personnel a plaisir à répondre à toutes les attentes avec un service non stop 24 heures sur 24. L'exigence de qualité est constante. Chaque jour, plusieurs chambres tirées au sort ont droit à un appel du réceptionniste pour connaître les éventuels désirs. Lait frais, lit supplémentaire, petites attentions particulières... Le raffinement du service s'étend également aux plats de la brasserie The Garrick. « Le défi quotidien est la meilleure qualité possible » ajoute le directeur. « Nous aimons revendiquer avoir le meilleur petit-déjeuner de la ville ». Le Shakespeare hôtel propose en effet un « english breakfast » traditionnel et un petit-déjeuner continental avec le plus souvent un buffet varié et des jus de fruits. Parmi les clients célèbres qui ont succombé à ses charmes, il faut citer l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown en 2009.


Un hôtel hanté


La majorité des employés connaît l'hôtel comme sa poche car ils y sont entrés il y a 10 ou 20 ans pour certains. En discutant avec eux, les histoires de revenants ne sont jamais loin. « Il y a trois ans, j'ai vu le fantôme du vieux soldat s'enfuir en courant devant moi » assure Georges Missir, responsable de la maintenance. Loin d’être un extravagant, l'homme, qui travaille ici depuis plusieurs années, est admiré de tous. Le directeur salue ses compétences et son côté « terre à terre ». Ce deuxième spectre, baptisé le « vieux soldat » ou le « gentleman », se trouve régulièrement dans le lounge et ressemblerait à s'y méprendre à un homme parfaitement en vie.

Récemment, c’est un client de la chambre 110 appelée Bardolph qui aurait vu un cavalier depuis le fond de son lit. Beaucoup de clients s'amusent de ces récits. « La plupart ne croit pas à ces fantômes » poursuit Marnix Teeken. La chambre 203, hantée par Lucy, n'est pas pour autant condamnée. Les moins téméraires demandent une autre chambre lors de leur réservation. Pour le responsable, l'explication réside dans le passé du bâtiment utilisé comme hôpital durant la Seconde guerre mondiale. Aucune histoire de fantôme n'a de relation directe avec William Shakespeare regrette, cependant, le directeur. Ne cherchez donc pas son fantôme ici !

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