Un hôtel, une histoire

09/04/2013

MGallery Nicolas de Ovando : voyage sur les pas de Christophe Colomb

Installé dans trois maisons typiques de l'époque coloniale, l'hôtel MGallery Nicolas de Ovando est une curiosité touristique. Au cœur de Saint-Domingue, sur l'île d’Hispaniola (République Dominicaine), il incarne l'art de vivre caribéen. Briques rouges, patios, pierre de corail... Le bâtiment hérité de l'architecture espagnole du XVIe siècle multiplie les références historiques et offre un confort contemporain. Entre une dégustation de rhum et l'atelier pour apprendre à rouler un cigare, voici une excursion hors du temps.

Sur sa façade marquée par l'Histoire, le fabuleux destin de l'hôtel se dessine. « Ces maisons ont été les premières construites sur l'île découverte par Christophe Colomb » raconte Thomas Simonnet, directeur général du MGallery Santo Domingo Nicolas de Ovando. Installé depuis 2003 dans trois demeures, aux façades blanches et de pierre de corail, l'établissement est idéalement situé Calle de la Damas. Cette rue, face au port du Rio Ozama (fleuve utilisé comme port naturel depuis le 16ème siècle), fut la première artère construite par les colons espagnols. Elle est appelée ainsi en souvenir des belles Espagnoles qui venaient faire admirer leurs riches parures. L'une de ces maisons est celle de Nicolas de Ovando, premier gouverneur des Amériques pour le roi d'Espagne. « L’hôtel se repère facilement et de loin, car nous avons la seule maison avec une tour carrée. C'était le signe distinctif pour identifier la demeure du gouverneur. »

Sur les traces du Nouveau Monde
Avec de l'autre côté de la rue, la première cathédrale, aujourd'hui le Panthéon national, et l'ambassade de France, cette Calle invite à une expédition au cœur du Nouveau Monde. Les bâtisses, qui datent de 1502-1515, possèdent des murs de pierre d'une profondeur d'environs 1 m 50. « Les petites ouvertures sont typiques de l'architecture espagnole du XVIe siècle pour éviter que la chaleur n'entre » explique le directeur général. Un emblème figure sur pratiquement tous les murs : une sculpture de palmier royal, symbole choisi par Christophe Colomb pour représenter l’île d’Hispaniola sur les cartes.

Le charme des Caraïbes
Les trois maisons communiquent par des patios ombragés faits de pierre blanche de corail, de briques rouges et de tomettes locales. C'est l'occasion d'une promenade dans le jardin luxuriant ou de s'attarder près d'une fontaine. Pourquoi pas de plonger dans la piscine de 12 m de long ! « Cette ville a une âme. L'ambiance est spéciale : calme l'après-midi avec les volets fermés, chaleureuse le soir venu avec la musique et la fête ambiante. » Une tradition bien locale a trouvé sa place dans l'hôtel. Un tabaquero enseigne aux clients l'art de rouler un cigare et d'y ajouter, en touche finale, une bague aux couleurs de l'établissement. Clin d'œil à l'ambassade de France voisine, le restaurant s'appelle La Résidence, pour rappeler l « la résidence de l'ambassadeur ».

Des chambres coloniales uniques
L'hôtel, classé Monument historique, offre plusieurs visages. Il y a sa facette originale, dès la réception : avec les boiseries d'antan accrochées en son plafond et puis sa facette moderne avec 34 chambres résolument contemporaines. L'autre partie de l'hôtel se compose de 70 chambres de style colonial. « Les architectes ont dû s'adapter aux différents niveaux entre les maisons, aux murs épais, aux fenêtres réduites » confirme Thomas Simonnet. Aucune des chambres ne ressemble à une autre : chacune est unique... Avec un seul point commun : une vue imprenable sur le fleuve Ozama, la ville et les fortifications, protégeant le cœur de la cité.

On y a vu des fantômes
« Je commence doucement à y croire » confie le directeur général. Une histoire de fantôme circule parmi les collaborateurs. Aucun client n'a pourtant jamais été inquiété ! « Une femme de chambre aurait aperçu une femme de dos, en habit du XVIe siècle, qui marchait dans l’un des patios. D'autres racontent avoir l'impression d'être suivi. » Si beaucoup pensent que l'hôtel est hanté, le spectre de Nicolas de Ovando a fait naître une légende tenace. « Le portrait du gouverneur, un tableau installé dans la réception, doit rester légèrement penché, car cela porte mauvais présage de le bouger. » Et par crainte de représailles surnaturelles, le directeur vient de reporter sa restauration !

Voyage, voyage
Fantôme ou pas, l'empreinte du passé envoûte automatiquement chaque visiteur. L'hôtel est au cœur du destin de l'île : il se situe dans la zone coloniale, première ville construite par les colons et classée au patrimoine mondial de l'Unesco en 1990. « Dans notre hôtel, le visiteur voyage du XVIe au XXIe siècle en quelques instants » s'enthousiasme Thomas Simonnet. Au Cibao Bar, espace intimiste de 35 sièges en vengé, le bois noir local, on peut découvrir les subtilités des rhums, une autre tradition de Saint-Domingue. Le plus connu est le Brugal. Il se déguste... avec un cigare naturellement. Mais une autre boisson reste très prisée : les jus de fruits frais. 365 jours sur 365 : l'hôtel propose entre autres un jus de fraises, car le fruit pousse en permanence sur l'île. Douce chaleur, évasion et exploration d'une civilisation flamboyante : l'hôtel MGallery Santo Domingo Nicolas de Ovando est aussi magnétique que l'île de Saint-Domingue !

 

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