Document de référence et rapport financier annuel 2014 - page 128

Gouvernement d’entreprise
Gestion des risques
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Risques financiers
Dans le cadre de son activité, le Groupe est plus ou moins exposé
aux risques financiers, notamment de liquidité, de contrepartie,
de change et de taux. La politique suivie par le groupe Accor en
matière de gestion des risques financiers répond au triple objectif
de sécurité, de liquidité et de rentabilité. La gestion de ces risques
est centralisée au niveau de la Direction de la Trésorerie, des
Financements et du
Credit Management
, directement rattachée
à la Directrice Générale Finances, membre du Comité exécutif.
Risques de liquidité
La gestion de trésorerie globale au niveau du Groupe permet de
compenser les excédents et les besoins de trésorerie internes
en complément ou substitution de levées de ressources sur les
marchés financiers.
La politique de financement de Accor est d’assurer à tout moment
la liquidité nécessaire au financement de ses besoins de trésorerie
court terme, de sa stratégie et de son développement tant en
termes de durée que de montants, et ce au moindre coût.
Accor dispose en permanence de lignes de crédit confirmées non
utilisées à moyen terme auprès de banques de première qualité qui
permettent au Groupe de sécuriser ses échéances à court terme
et de renforcer sa liquidité (cf. note annexe 30.2. des comptes
consolidés page 232). Ainsi, au 31 décembre 2014, Accor disposait
de 1 800 millions d’euros de lignes de crédit long terme confirmées
non utilisées dont l’échéance est fixée en juin 2019.
Accor dispose également de placements de trésorerie composés
essentiellement de dépôts à court terme effectués auprès
d’établissements financiers de premier plan, d’un montant de
2 549 millions d’euros, d’une durée moyenne de 4.7 mois (cf. note
annexe 30.5.3. des comptes consolidés page 235), disponibles à
tout moment.
Ainsi, Accor dispose au 31 décembre 2014 d’un montant total de
liquidités de 4 349 millions d’euros.
Le Groupe a également accès aux marchés financiers et peut,
selon ses besoins, diversifier ses ressources moyen et long terme
nécessaires à son développement (Obligataires, placements privés,
financements bancaires, autres
).
Par ailleurs, Accor n’a pas d’échéance significative de remboursement
d’emprunt avant 2017 (965 millions d’euros en 2017 (cf. note
annexe 30.2. des comptes consolidés page 232 pour l’analyse
détaillée de l’échéancier de la dette).
Aucune restriction à l’utilisation des capitaux n’est susceptible
d’influer sensiblement sur les opérations de l’émetteur.
Le Groupe n’encourt donc pas de risque de liquidité.
Le tableau ci-après représente l’échéancier des actifs et passifs financiers du Groupe au 31 décembre 2014 :
À moins d’un an De 1 à 3 ans (inclus) Plus de 3 ans (exclus)
Total
Emprunts Obligataires
0
947
1 678
2 625
Dettes Bancaires et Non Bancaires
19
41
47
107
Endettement de Crédit-bail
10
19
43
72
Dérivés Passif
0
0
Banques & Autres
53
9
62
Passifs financiers
82
1 016
1 768
2 866
Titres de Placement
(2 549)
(2 549)
Autres actifs financiers courants
(158)
(158)
Actifs financiers courants
(2 707)
(2 707)
DETTE NETTE
(2 625)
1 016
1 768
159
Par ailleurs, il est précisé qu’il n’existe aucune clause de remboursement
anticipé dans les contrats de financement qui serait déclenchée
à la suite de la seule détérioration de notation
(rating trigger)
. En
revanche, le remboursement anticipé peut être demandé en cas
de changement de contrôle au niveau de Accor, c’est-à-dire au cas
où plus de 50 % des droits de vote seraient acquis par un tiers.
Sur la dette brute (2 731 millions d’euros), 2 625 millions d’euros
sont contractuellement soumis à cette clause de remboursement
anticipé. Dans le cas de la dette obligataire, le changement de
contrôle doit être accompagné d’une dégradation du rating de
Accor à
Non Investment Grade
.
Dans le cas du crédit syndiqué négocié en juin 2014, une clause de
remboursement anticipé peut être déclenchée suite au non-respect
d’un ratio financier (
Leverage Ratio
est le rapport de la dette nette
consolidée sur l’excédent brut d’exploitation consolidé).
Aucune clause de défaut croisé
(cross default)
, par laquelle le défaut
sur une dette peut entraîner le défaut sur une autre dette, ne figure
dans les contrats de financement négociés par Accor. Seules des
clauses d’exigibilité croisée
(cross acceleration)
existent pour des
dettes d’une durée au moins égale à trois ans, étant entendu que
ces clauses ne peuvent être actionnées que si l’exigibilité croisée
porte sur des dettes financières et sur un montant significatif.
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