Document de référence et rapport financier annuel 2014 - page 59

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Responsabilité de l’entreprise
Engagements sociétaux
Audits terrain externes :
en 2014, ACCOR a mandaté Bureau
Veritas pour réaliser des audits sur les fournisseurs et/ou leurs
sous-traitants dont la production se situe dans un pays classifié
comme étant à risque. À titre d’exemple, Accor a demandé à un
de ses fournisseurs de changer de sous-traitant suite au refus de
celui-ci de participer à un audit externe.
Entretenir des relations durables
avec nos fournisseurs
Dans le cadre de ses relations commerciales avec certains de ses
fournisseurs, Accor développe des approches partenariales pour
améliorer la contribution environnementale ou sociale de certains
produits. Ainsi en 2014, des analyses de cycle de vie ont été
conduites sur des produits de boulangerie, amenant le fournisseur
à améliorer son empreinte environnementale. Ce type de démarche
partenariale peut voir le jour à tous les niveaux du Groupe. En 2014,
Pullman a par exemple organisé en collaboration avec son fabricant
d’uniformes la plantation de vergers dans le cadre d’une opération
axée sur l’économie circulaire. L’objectif du projet est également
de rendre les collaborateurs directement contributeurs grâce à leur
implication lors de la plantation des arbres.
Enfin, Accor s’attache à privilégier des relations durables avec ses
fournisseurs qui peuvent être soit des multinationales soit des PME.
Afin d’améliorer le suivi de son panel fournisseur, Accor a initié en
2014 une cartographie dans l’ensemble des pays disposant d’une
Direction Achat. Ce travail a permis d’identifier d’une part l’antériorité
des relations entre le groupe et ses fournisseurs et d’autre part la
forte présence desTPE/PME dans son panel. À titre d’exemple, plus
de 65 % des fournisseurs référencés par la Direction des Achats
France ont le statut de TPE/PME et plus de la moitié travaille avec
Accor depuis plus de 5 ans.
2.4.3. LA PROTECTION DE L’ENFANCE FACE AUX ABUS
La lutte contre l’exploitation sexuelle
impliquant des enfants
L’exploitation sexuelledes enfants dépasse les frontières géographiques,
sociales et culturelles. Selon l’Unicef, cette problématique concerne
environ 2millions de jeunes filles et garçons âgés de moins de 18 ans
dans le monde. Parce que ces pratiques peuvent se dérouler dans
les établissements du Groupe – implanté dans 92 pays, il est du
devoir légal et moral de Accor, premier opérateur hôtelier mondial,
de s’engager pour la protection de l’enfance face aux abus.
Le tourisme sexuel impliquant les enfants (TSIE) est, selon l’ONG
ECPAT
(1)
, « l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales
par des individus qui voyagent d’un endroit à un autre et qui, sur
place, ont des relations sexuelles avec des mineurs ».
Dès 2001, Accor s’est engagé dans la lutte contre leTSIE en signant
un partenariat avec ECPAT, devenant ainsi le premier groupe hôtelier
à conclure un partenariat de cette nature avec cette organisation
internationale. La démarche de protection de l’enfance a été
renforcée en 2002 avec la mise en place des premiers programmes
de formation de collaborateurs Accor sur le TSIE.
L’engagement de Accor sur le TSIE se structure en outre autour
du « Code de conduite pour la protection des enfants contre
l’exploitation sexuelle dans le secteur du tourisme », élaboré par
ECPAT et l’Organisation Mondiale du Tourisme, institution des
Nations Unies chargée de la promotion d’un tourisme responsable,
durable et accessible à tous. Rassemblant 1 200 professionnels du
tourisme présents dans 46 pays, le Code de conduite est signé par
les entreprises au niveau de leurs pays d’implantations. Il est ensuite
décliné par chaque pays signataire autour de six axes fondamentaux :
ƒƒ
mettre en place une politique éthique contre l’exploitation
sexuelle des enfants ;
ƒƒ
former les collaborateurs ;
ƒƒ
introduire des clauses spécifiques à cette problématique dans
les contrats avec les fournisseurs ;
ƒƒ
informer les voyageurs ;
ƒƒ
soutenir et collaborer avec toutes les parties prenantes locales
pour la prévention de l’exploitation sexuelle des enfants ;
ƒƒ
rendre compte annuellement du développement de la démarche.
En 2014, le Code de conduite a été signé par Accor dans deux de
ses pays d’implantation (Luxembourg et Belgique) portant à 37 le
nombre de pays du réseau Accor. Avec ces signatures, Accor a
obtenu le statut de
« Top Member 2014 »
du Code de conduite.
Deux pays sont en cours de signature.
Par ailleurs, 2014 a vu la mobilisation croissante des pays sur ce
sujet avec des initiatives multiples :
ƒƒ
plusieurs pays, la Pologne et le Brésil notamment, ainsi que les
sites Internet du Groupe ont relayé activement la campagne
ECPAT
« Don’t look away »,
à l’occasion de la Coupe du monde
de football ;
ƒƒ
Accor au Royaume-Uni a décliné la politique groupe de protection
de l’enfance à travers un programme local ;
ƒƒ
des campagnes de sensibilisation ont été conduites en Suisse sur
l’initiative d’Accor et ECPAT Suisse et en Afrique sur l’impulsion
d’Accor Afrique et ECPAT France.
Après avoir rédigé en 2012 un manuel spécifiquement dédié à ce
sujet, en partenariat avec ECPAT France, la Direction de la Coopération
Internationale (DCI) et l’Office Central de Répression desViolences
aux Personnes (OCRVP), et l’avoir testé dans quatre pays (Brésil,
Thaïlande, Pologne et Sénégal), Accor a renforcé sa démarche de
protection de l’enfance, en créant le programme
« WATCH – We
Act Together for Children
»
(voir encadré p.58).
(1) ECPAT (End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking Of Children for Sexual Purpose) est l’association internationale de référence
dans la lutte contre l’exploitation sexuelle commerciale des enfants. ECPAT est composée de 80 groupes travaillant dans 75 pays.
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